L'Express Immobilier Comment renégocier son crédit par Laurence Boccara La baisse des taux encourage ceux qui ont emprunté il y a quelques années à demander la révision de leur prêt. Mais, attention! cette démarche se révèle souvent moins simple qu'elle n'en a l'air et pas toujours payante. Quelle est la bonne méthode? Quels sont les pièges à éviter? Les conseils de L'Express Franck B. se frotte les mains. La récente baisse des taux lui a «fait gagner un an de remboursement sur son crédit immobilier à taux fixe». Quant à Charles M., il n'est pas mécontent d'avoir «divisé par trois les intérêts» du prêt de son appartement. Comment ont-ils fait? Ils ont renégocié leur prêt immobilier. Ce n'est un secret pour personne,pour se loger les crédits n'ont jamais été si bon marché depuis trente ans, mais, en particulier ces dernières semaines, les taux ont à nouveau atteint des planchers historiques. Amorcé en septembre 2004 et toujours perceptible fin janvier dernier, le recul du prix de l'argent a eu pour conséquence une révision à la baisse des barèmes de taux de crédit des banques. Désormais, un emprunt à taux fixe sur 15 ans avoisine 3,7%. Pour mémoire, il était de 4,5% en 2002, et proche de 5,5% en 1997. Autant dire que le réaménagement d'un crédit avec un taux moins élevé est en mesure d'engendrer de substantielles économies sur le coût total d'un emprunt. «Le gain de ce genre d'opération semble aujourd'hui optimal pour des générations d'emprunteurs qui ont souscrit entre 1995 et 2000 des crédits sur 15 et 20 ans à plus de 5%; il est moindre mais existe néanmoins pour ceux qui se sont endettés entre 2000 et 2002 sur des durées analogues», assure Vincent Lemaire, PDG d'Empruntis.
Renégocier en 2005 un prêt souscrit en 2002
Même si les banques et les courtiers en prets immobilier ne constatent pas de vague importante de demandes de renégociation, il est aujourd'hui opportun de l'envisager. Evidemment, seuls les titulaires de prêts à taux fixe sont concernés car, contrairement à ceux qui ont emprunté à taux révisable, ils n'ont pas bénéficié, depuis la souscription du crédit, de la détente des taux.
Toutefois, une telle opération n'est pas gagnante à tous les coups. Le jeu n'en vaut parfois pas la chandelle. Avant de se lancer dans ce genre de démarche, mieux vaut donc mettre tous les atouts de son côté.
Le premier réflexe consiste à demander à sa banque une révision du taux concédé quelques années plus tôt. A coup sûr, cette dernière ne va guère apprécier la requête, c'est même souvent un sujet qui fâche. Pour couper court à toute tentative de négociation, le banquier va tenter d'expliquer que, lorsque l'établissement a consenti le prêt, il a dû lui-même emprunter le capital aux conditions de marché du moment. C'est vrai, mais pas tout à fait. En fait, les banques financent en partie les crédits accordés en piochant dans leurs fonds propres, à savoir les dépôts non rémunérés de leurs clients. Au premier rendez-vous, le chargé de clientèle ...
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